Fabien Galand (IRISA)

Dans le contexte de la distribution de contenu numérique (video, musique,… ), il est souvent souhaitable de pouvoir tracer l’origine des copies. Par exemple, lors de la vente de vidéos, l’acheteur n’est pas autorisé à redistribuer ce qu’il vient d’acheter. Lorsqu’il le fait, on souhaite pouvoir, à partir d’une des copies diffusées, l’identifier comme étant à l’origine de cette distribution illicite. Pour résoudre ce problème on insère dans le contenu une marque propre à chaque utilisateur. Dans le cas où plusieurs utilisateurs participent à la création de la copie illicte, l’ensemble des marques doit formé ce qu’on appelle un code anti-collusion (fingerprinting codes).

Dans le cadre d’un modèle introduit récemment, je présenterai les relations existantes entre cette problématique et des objets généralisant les codes correcteurs classiques : les codes centrés. Je montrerai comment ce lien permet la conception de systèmes effectifs particulèrement efficaces. En autres propriétés, ces derniers ont des algorithmes polynomiaux permettant, sous certaines conditions, un tracage sans erreur des pirates.